La pratique régulière d’une activité physique favorise au plan respiratoire, le développement thoracique, bonifie le fonctionnement des muscles ventilatoires, améliore la ventilation alvéolaire et la capacité de diffusion de l’oxygène à travers la membrane alvéolo-capillaire, pour une meilleure capture de l’oxygène dans les poumons. Cela permet une bonne oxygénation des masses musculaires soumis aux exercices physiques. Quelle que soit la pathologie respiratoire chronique, un programme d’entraînement spécifique peut avoir un impact positif sur la qualité de vie du patient sportif.

L’impact de l’insuffisance respiratoire sur le sportif

Avec les exercices intenses, l’athlète peut développer une ventilation externe qui excède de loin les limites normales. Cet excès de ventilation de l’appareil respiratoire peut engendrer deux types d’anomalies, à savoir l’Hypoxémie Induite par l’Exercice (HIE) et le Bronchospasme Induit par l’Exercice (BIE).

L’hypoxémie induite par l’exercice apparaît généralement dans des sports d’endurance, comme le marathon ou le cyclisme. Cette physiopathologie en peut être causée par des anomalies des échanges entre la ventilation, la perfusion et/ou des dysfonctionnements de la diffusion alvéolo-capillaire, entrainant des œdèmes pulmonaires.

La HIE n’est pas symptomatique, on la découvre que si on la recherche. Ses effets à long terme sont méconnus, car très peu étudiés ou inscrits dans les programmes de recherches ou d’études scientifiques. La prévalence de l’asthme chez les sportifs de haut niveau dans ces dernières années a pris une proportion inquiétante. Dans certaines disciplines sportives (natation, rugby, marathon, etc.), le taux des athlètes asthmatiques va au-delà des 50 %. A défaut d’étude épidémiologique crédible, on est en droit d’affirmer qu’il existe une augmentation de la prévalence de l’asthme dans le milieu sportif.

Les maladies respiratoires chroniques comme la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), l’asthme, la mucoviscidose, les affections liées à la consommation de tabac et les atteintes restrictives présentent des manifestations cliniques communes, notamment la toux, la fatigue musculaire, l’inactivité et t la dyspnée, qui apparait essentiellement à l’effort.

Les causes liées à la limitation ventilatoire à l’exercice sont généralement d’origine mécanique, avec une hyperinflation dynamique relativement liées à des anomalies ou dysfonctionnement des échanges gazeux. L’inactivité, le mauvais statut nutritionnel, la prise de corticoïdes et l’hypoxémie semblent à la base du déconditionnement des muscles périphériques.

La baisse des capacités oxydatives des muscles entraîne une acidose lactique musculaire précoce. La limitation à l’exercice paraît sous un double aspect chez les patients sportifs, à savoir musculaire et périphérique. L’exercice physique et le réentraînement leur sont très avantageux. Cependant, il est nécessaire de tester leurs conditions à l’effort au regard des recommandations des spécialistes avant la mise en œuvre de tout programme de réhabilitation.

Cette évaluation permet l’élimination des contre-indications cardiaques à l’effort, la détermination de la consommation maximale d’oxygène et l’adaptation ou personnalisation des programme d’entraînement. Il faut prévoir au moins 3 séances d’entraînement de 30 minutes par semaine sur une période minimale de 8 semaines.

On note des effets bénéfiques plausibles sur les patients soumis à des programmes d’oxygénation ou de réadaptation, avec une amélioration concrète de leur qualité de vie. Les spécialistes en insuffisance respiratoire conseillent une supplémentation en oxygène pour les cas complexe d’hypoxémie induite par l’exercice.

L’asthme induit par l’exercice demande une bonne connaissance des symptômes par le patient, la prise d’une thérapeutique adaptée et éventuellement la pratique d’un entraînement en endurance spécifique. S’il est bien appliqué, le programme peut retarder ou éclipser l’apparition du bronchospasme.